Zones d’intervention identifiées, les programmes d’ACF à Madagascar se dessinent

Dans l’humanitaire, il y a quelques rares destinations dont le nom du pays évoque avant tout la beauté, Madagascar est l’une d’elles.

J’ai quitté Paris après une semaine à fouiller les archives d’ACF sur les précédentes missions dans ce pays et à glaner mes premiers RDV avec les représentants des diverses organisations internationales présentes à Antanarivo. Ce premier niveau d’information démontre déjà un pays où les populations sont confrontées à de sérieuses difficultés pour survivre. Déjà, le mythe de la beauté est relayé par une réalité bien moins avenante.

Une mission exploratoire, c’est aussi l’opportunité de partir « sans filets », pas de bureau d’accueil pour te faciliter les mouvements, le logement et l’accès à un réseau déjà en place.

Les premières images à l’arrivée de nuit me présentent une ville construite dans des collines, d’architecture ayant conservé dans quelques rues du centre les vestiges des colonies. La vielle Peugeot, d’une autre époque elle aussi, qui m’amène de l’aéroport vers mon hôtel traverse des rues désertes.

Dès le lendemain de mon arrivée, les rues se sont animées, et à bord de mon taxi 2 CV avec réservoir d’essence dans une bouteille d’eau minérale à mes pieds, j’enchaîne rapidement les rendez-vous afin de récolter l’analyse des professionnels du secteur humanitaire et des ministères malgaches. Quels sont les besoins ? Où se trouvent-ils ? Sont-ils du ressort et du mandat d’une ONG comme ACF ?  Voilà la quête du graal d’une mission exploratoire, trouver des réponses qui permettront de décider si ACF interviendra dans ce pays et de quelle manière.

Au fil des rencontres et des lectures, la cartographie des problématiques associées à la malnutrition nous amène à étudier plus précisément la zone de Tuléar, au sud-ouest du pays. Sécheresses consécutives, taux de malnutrition aigüe plus élevé que la moyenne nationale, une faible couverture d’accès à l’eau potable et aux sanitaires et très peu d’ONG présentes. Ces informations sont autant d’indicateurs que nous considérons pour répondre à nos questions.

La mission exploratoire Madagascar s’est depuis étoffée d’experts en nutrition, sécurité alimentaire, eau potable et assainissement. Nous avons répondu à une question, les besoins sont bien réels, les zones identifiées et les programmes se dessinent plus précisément aux côtés des communautés malgaches et des institutions locales.

Posté le 30 juillet 2012 dans Madagascar, Récit

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  • coul

    Félicitation pour cette mission malgré les rudes conditions; l’analyse du contexte est impressionnant. On espère que des financements vont suivre pour sauver ces enfants et soulager ces populations.

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