Ebola défie le monde




EBOLA, une épidemie hors de contrôle

L’Ouest de l’Afrique est frappé, depuis mai 2014, par une terrible épidémie d’Ebola. Action contre la Faim était déjà présente, depuis plus de vingt ans, dans des pays tels que le Liberia et la Sierra Leone et s’est engagée, dès le début, dans la lutte contre ce fléau.

Ces pays étaient déjà très fragiles avant la crise. Encore profondément marqués par les conséquences des années de guerres civiles, ils n’avaient pas de systèmes de santé assez solides pour pouvoir faire face à l’ampleur de l’épidémie. Ils ont désespérément besoin du soutien de la communauté internationale pour enrayer la progression du virus aujourd’hui, et limiter les conséquences à long terme d’une telle catastrophe. Les estimations sont formelles, Ebola va avoir de graves conséquences sur l’économie et la sécurité alimentaire des pays touchés. La faim les menace déjà.





 


Combattre Ebola

et ses conséquences à long terme   

 

Action contre la Faim intervient sur le terrain, au Libéria et en Sierra Leone, dans différents domaines :

* le suivi des personnes ayant été en contact avec un malade, dispositif clé de la lutte contre la propagation de l’épidémie ;

* le renforcement et l’accompagnement des personnels des centres de santé. On ne meure pas que d’Ebola aujourd’hui. Les femmes accouchent sans réelle prise en charge ; les enfants souffrent toujours de diarrhée ou de malnutrition. Or les soignants doivent pouvoir travailler en toute sécurité. En leur fournissant du matériel et en établissant des protocoles d’intervention adaptés, la progression de l’épidémie pourrait être stoppée.

* la sensibilisation des familles aux bonnes pratiques d’hygiène et le soutien psychosocial aux familles frappées par le virus ;

* la surveillance active de l’évolution des prix des denrées alimentaires et de la sous-nutrition.

« En direct du Liberia »

Depuis le printemps, les équipes d’ACF luttent avec acharnement pour stopper la propagation du virus au Liberia et soutenir les systèmes de santé déstabilisés. Arnaud Phipps est le Directeur pays de la mission d’ACF au Liberia. Il décrit l’impact concret de l’épidémie sur le pays aujourd’hui et pour les mois à venir.

 

ACF au Liberia ACF en Sierra Leone

 

 

Nous devons permettre à la population de reprendre confiance dans son système de santé pour qu’elle arrête de décéder d’un paludisme ou d’une pneumonie

— Anne Senequier, référente médicale pour ACF —

Soigner malgré tout

Fidèle à son mandat, Action contre la Faim a une place clé dans la lutte contre le virus et ses conséquences. Il est inutile de vouloir soigner un enfant malnutri s’il est victime d’Ebola, de diarrhée ou d’une pneumonie.

Anne Senequier, référente médicale pour ACF, explique comment continuer de soigner les enfants malnutris et les autres malades, en toute sécurité.

Vidéo: © Sébastien Pagani


Malgré l’évolution de l’épidémie, les activités d’Action contre la Faim menées avant Ebola se poursuivent, telles que la surveillance nutritionnelle des enfants, la sensibilisation aux bonnes pratiques d’hygiène ou le soutien logistique aux femmes dans les communautés.

Photos: © Sandra Calligaro


Travailler sur une mission « Ebola » n’est pas comme  travailler sur une mission normale. Les facteurs de stress sont particuliers et les solutions classiques ne sont pas adaptées

— Marianne Kedia, référente stress et conditions de travail pour ACF —


Ebola, l’épidémie de la peur ?

Marianne Kedia est la psychologue, référente stress et conditions de travail pour ACF. Que ressentent les personnels humanitaires qui interviennent sur les missions touchées par Ebola ? Comment ils s’y préparent ?

 

Vidéo: © Sébastien Pagani

A savoir, avant de partir sur le terrain

Les expatriés qui envisagent la possibilité de travailler dans des pays affectés par le virus Ebola se posent beaucoup de questions. Voici les réponses aux plus fréquentes.

Ebola se transmet  à travers des fluides tels que le sang, la salive, la sueur, le vomis, le sperme. La meilleure manière d’empêcher la transmission est d’éviter le contact avec l’un de ces fluides ou avec n’importe quelle atmosphère contaminée par ces liquides. Se laver les mains est la meilleure stratégie pour éviter la contamination d’humain à humain.  Savon et gel antibactérien sont à disposition dans tous les véhicules et bureaux d’ACF.
Aucun de nos personnels national ou international n’a contracté la maladie. Le risque existe, mais à la différence d’autres ONG, nos équipes ne prennent pas en charge directement les malades d’Ebola. Nous disposons d’un plan de contingence pour réagir en cas de différents scénarios.
Plusieurs de nos pays d’intervention ne disposent pas de lignes aériennes. Dans de telles circonstances, c’est la responsabilité de l’ONU de fournir d’autres moyens de transport. Le plan de contingence inclut aussi ce type de contrainte.
Notre politique est de ne pas obliger les expatriés à rester dans un lieu dans lequel ils se sentent incommodés. À tout moment les expatriés sont libres de décider de quitter la mission. Cela n’aura pas d’impact sur leur carrière dans l’organisation. ACF est particulièrement prévoyante et conserve un contact régulier avec les expatriés, à travers des personnels en ressources humaines et en soutien psychologique.

 

Pour faire face aux besoins humanitaires de cette crise, Action contre la Faim recrute en urgence dans différentes spécialités.

Pour postuler

 

Découvrir les articles d’Agnès Varraine-Leca, basée à Monrovia pour ACF :

Si vous n'avez pas de symptômes, vous n'êtes pas contagieux

 

Posté le 6 novembre 2014 dans Libéria, Live, Multimédias, Reportages interactifs, Sierra Leone

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