En RCA, la lutte contre la sous-nutrition ne faiblit pas

Estephanie est arrivée en état de malnutrition aiguë sévère à l’unité nutritionnelle thérapeutique (UNT) de Sibut, à 185 km de Bangui la capitale. A 19 mois, elle ne pèse que 6,6 kg. En une semaine et après que le traitement médical ait débuté, elle a réussi à reprendre 100 grammes par jour.

A Sibut, une Unité Nutritionnelle Thérapeutique reçoit les enfants

Candagi Prisca est la mère d’Estephanie, 19 mois. La journée, pendant que son mari travaille à réparer des motos, elle prend ses 5 enfants avec elle pour aller travailler au marché de Sibut. Là, elle vend des poissons, du manioc et des brochettes.

 

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Il y a plusieurs semaines, Estephanie a commencé à souffrir de diarrhées et était anormalement agitée. Pour la soigner, sa mère l’a amenée dans l’une des unités nutritionnelles thérapeutiques ambulatoires. Le 1er avril, Estephanie est arrivée en état de malnutrition aiguë sévère à l’UNT de Sibut. Elle pesait alors 6,6 kg. En une semaine, et après que le traitement médical ait débuté, elle a réussi à reprendre 100 grammes par jour. A la fin de son séjour à l’UNT, Estephanie devra revenir tous les lundis pour un suivi de son état pendant 2 à 3 semaines. Sa mère recevra des rations d’aliments nutritionnels thérapeutiques pour la poursuite du traitement chez elle mais aussi des conseils pour prévenir la sous-nutrition.

A l’UNT, les traitements sont gratuits

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Malgré son absence de revenus, Sambeka a pu y emmener Grâce, son fils de 2 ans atteint de sous-nutrition.

Sans revenus et de santé fragile, elle ne peut pas travailler.

Elle-même bénéficie de la distribution alimentaire mise en place par Action contre la Faim le temps que son fils soit soigné.

L’unité nutritionnelle thérapeutique de Sibut prend en charge une dizaine de mères, leurs enfants et accueille également leurs proches. Pendant leur prise en charge, les enfants sont pesés quotidiennement et profitent des activités organisées par les équipes avec leurs mères.

 

Des pratiques de soins indispensables dans un pays en crise

Les enfants qui souffrent de sous-nutrition à un stade avancé sont souvent très fatigués et n’ont pas la ressource nécessaire à leur développement : ils ne peuvent être curieux et attentifs au monde extérieur, ils restent passifs sans faire aucune activité. Les équipes de santé mentale et accompagnement psychosocial d’Action contre la Faim évaluent l’état de santé des enfants en constatant leurs réactions vis-à-vis des activités proposées. Des ateliers spécifiques contribuent également à renforcer le lien mère-enfant et permettent ainsi d’améliorer les soins apportés à l’enfant malade. Lorsqu’ils quittent l’UNT, les enfants sont suivis grâce à des visites hebdomadaires tous les lundis.

Au-delà des soins, pour les parents, et le plus souvent les mamans, la vie en communauté qui existe dans ces centres est primordiale. Elle permet aux mères de se soutenir, de rencontrer d’autres personnes qui vivent les mêmes situations et qui les comprennent.

 

Les activités de long terme sont compliquées par l’instabilité dans le pays

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Dans le pays, les moyens manquent pour mettre en place des programmes visant à soutenir le développement des activités économiques du pays. Depuis les affrontements qui ont ravagé le pays en 2013 puis l’instabilité sécuritaire qui en découle, les populations se montrent réticentes à s’investir dans des projets de long terme, de peur de tout perdre.

Dans ce contexte, Action contre la Faim vient en aide à toutes les composantes de la population centrafricaine affectées par les conflits. En République centrafricaine depuis 2006, l’association développe des programmes en eau, assainissement, santé et pratique de soins ainsi que des programmes en nutrition.

Posté le 9 mai 2016 dans RCA

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