« Je veux faire venir mon autre fils »

Liban, février 2014 Stephen Dock / Agence VU'

Fatema Mostafa Othman, 70 ans, attend patiemment en ligne avec des centaines de femmes, pour être enregistrée en tant que réfugié. Elle est debout depuis 6h du matin par cette fraîche matinée de février. Ses petits yeux bleus, marqués par les années, expriment son inquiétude. Interrogée sur sa situation, elle parle immédiatement de ses enfants. Deux sont blessés : « Le premier a une blessure à la tête, il est avec moi dans le camp d’Abo Noor à Aarsal. » L’autre est blessé au dos. Il est resté en Syrie. « Je veux qu’il me rejoigne au Liban, si Dieux le veut », ajoute-t-elle. Heureusement, elle et son fils ont été accueillis dans la tente d’autres réfugiés, sans quoi ils dormiraient dehors.

Liban

Près du camp de transit du HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés), un nouveau camp spontané a vu le jour. Les réfugiés y dorment à l’air libre, les structures métalliques des constructions se détachent comme des squelettes d’animaux. Avec l’afflux soudain de ces nouveaux réfugiés, les infrastructures fournissant les services de base ne suffisent plus. Action contre la faim prévoit d’installer plusieurs réservoirs d’eau pour répondre aux besoins des nouveaux arrivants. L’afflux de nouvelles familles est continu, elles ont entre trois et sept enfants chacune et certains sont blessés. Il y a de plus en plus d’abris temporaires, des structures simples de bois et de bâches en plastique, mais la plupart des nouveaux arrivants partagent les abris des réfugiés déjà installés, car il n’y a plus d’espace libre.

Posté le 15 mars 2014 dans Liban, Live

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