Logisticien chez Action contre la Faim : « une bonne équipe logistique, on n’en entend pas parler »

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Photographies par Pierrot Men

Frederic

Frédéric Chilcott, responsable logistique pour Action contre la Faim à Madagascar, nous explique son métier et ses évolutions. Frédéric a passé près d’un an à à Tananarive, la capitale malgache, en tant que responsable logistique. Afin de mener à bien des projets, la logistique est primordiale dans une base humanitaire.

« Il faut tout faire pour avoir le bon produit, en bonne quantité, de bonne qualité, au bon moment, à un bon prix, au bon délai et avec le bon packaging. On appelle ça les 7B ». Pour cela, le logisticien doit prendre en compte les demandes des différents services de la base pour pouvoir ensuite acheter le matériel, planifier son approvisionnement, gérer les stocks et les différents timings, tout en contrôlant le respect du budget. « Notre but c’est qu’on ne parle pas de l’équipe logistique : ça veut dire que l’on a bien travaillé, que tout le monde dispose de ce dont il a besoin pour réaliser ses missions ».

 

Sur la base de Tananarive, Frédéric travaille avec des employés locaux et expatriés. L’argent est une de ses principales préoccupations :

« On se doit de bien travailler, d’avoir de bons résultats, pour pouvoir rendre des comptes aux bailleurs, ceux qui nous permettent de financer nos projets: les organisations internationales, les donateurs, les États… »

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En 13 années chez Action contre la Faim, Frédéric a vu le milieu de l’humanitaire et de la logistique fortement évoluer. « Avant, on faisait tout nous-mêmes, on mettait en place tous les programmes directement. Depuis 5-10 ans, on sous-traite souvent ». La recherche d’un partenaire local est ainsi devenue une activité à part entière afin de mettre en place les programmes financés et gérés par Action contre la Faim.

« On fonctionne un peu comme un sponsor, on recherche une entreprise qui peut réaliser le travail, avec son matériel, ses équipes, etc. Cela permet de mieux organiser notre travail mais aussi de renforcer les capacités de la société civile locale ».

 

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L’arrivée des nouvelles technologies a également bouleversé le métier de Frédéric. La radio et le fax sont aujourd’hui remplacés par internet et les systèmes d’informations. « Aujourd’hui, tout est informatisé, les stocks, les approvisionnements… Bientôt, toute la chaîne logistique sera informatisée grâce à un nouveau logiciel, le métier va encore évoluer ». Sur le terrain, les nouvelles technologies apportent beaucoup de changement. Avant de lancer un programme, les équipes mettent en place un questionnaire pour comprendre la situation d’une communauté ou d’une région à un instant donné. À la fin du programme, elles mènent le même questionnaire pour évaluer l’évolution de la situation : ce qui a bien fonctionné et ce qui doit être amélioré.

« Tout cela était réalisé sur papier, avec des quantités incroyables de dossiers et un temps précieux passé à éplucher les résultats. Aujourd’hui, les équipes utilisent des tablettes pour enregistrer les réponses aux questionnaires et les résultats sont automatiquement comptabilisés. Il ne nous faut que quelques secondes pour afficher les résultats sur un ordinateur et ensuite les analyser. Ça change tout ! ».

Dans de nombreux pays, nos équipes utilisent des tablettes et des ordinateurs, pour travailler plus efficacement.

« Nous sommes convaincus qu’on ne peut pas travailler sans ces technologies. Il faut s’y habituer et en tirer tout ce que l’on peut. Notre travail est ainsi plus efficient et plus rapide ».

Pour retrouver toutes les offres d’emplois d’Action contre la Faim, rendez-vous sur notre site de recrutement ou sur notre groupe Facebook ACF-Jobs.

Posté le 5 avril 2016 dans Live, Madagascar, Récit, Vie de la mission

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