Ouvrir une mission à Madagascar: les principaux défis

Quels sont les besoins des populations ? Quelles sont les ressources de toutes formes mobilisées et les stratégies déjà déployées par les populations elles-mêmes pour répondre aux contraintes auxquelles elles sont confrontées ? Quelles réponses apportent l’Etat, et les organisations locales ou internationales déjà présentes? Quelle pourrait être la valeur ajoutée d’Action contre la Faim dans ce contexte?

Ce sont quelques-unes des questions qui ont guidé les évaluations initiales d’ACF à Madagascar. Ces évaluations ont nourri la réflexion interne et documenté le processus de décision pour ouvrir une mission à Madagascar. La décision a été prise, basée sur un premier niveau d’analyse qui a permis de définir notamment les axes stratégiques et la valeur ajoutée possible d’une intervention d’ACF.

D’autres niveaux d’analyse doivent alors être enclenchés. La question « Comment intervenir ? » guide alors plus spécifiquement les évaluations et études qui sont programmées. Apporter une expertise reconnue pour contribuer à répondre à des besoins identifiés ne suffit pas.

Nous devons développer des activités et des approches qui soient ancrées dans une connaissance approfondie du contexte, qui répondent aux besoins réellement perçus par les populations et qui n’entrent pas en contradiction avec les dynamiques sociales, politiques et culturelles de celles-ci.

 

Il est attendu que les communautés s’approprient ces actions parce que celles-ci seront les leur. Ne pas se positionner en organisation experte qui apporte un savoir-faire venu de l’extérieur mais comme un acteur qui s’immerge dans sa région d’accueil, qui s’intègre à son environnement social et culturel, et qui apporte un soutien à la formulation et à l’adoption de réponses possibles et à la valorisation des ressources locales. Cela requiert d’approcher avec humilité et ouverture d’esprit la définition et la mise en œuvre d’un programme ; et d’approfondir sa connaissance et sa compréhension des communautés préalablement à toute action.

Mais la relation est réciproque : dans ce processus, les communautés pourront approfondir leur connaissance de notre organisation, de ses équipes, et apprécier leur intérêt à travailler avec nous, nous dévoilant en chemin ce qu’elles veulent bien nous dévoiler, cette connaissance réciproque se fondant sur un lien de confiance qui se construit peu à peu et qui doit respecter des étapes et des codes.

Ainsi, après des évaluations sectorielles initiales, ACF a décidé de mener, toujours dans les zones d’intervention pré-identifiées, une enquête nutritionnelle anthropométrique et de mortalité, associée à plusieurs autres enquêtes : enquête sur les pratiques d’alimentation du jeune enfant et du nourrisson, enquêtes sur la diversité alimentaire et la sécurité alimentaire des ménages. Puis, un diagnostic des systèmes agraires a été mené pendant 3 mois ainsi qu’une étude anthropologique.

Dans cette phase d’analyse, les équipes se succèdent : chacun apportant son expertise, son expérience particulière dans d’autres pays ou à Madagascar même. Il est intéressant d’observer comme chacun exploite son expérience passée tout en s’efforçant d’en faire la synthèse avec la connaissance qu’il retire du contexte. Chaque niveau d’analyse apporte des informations riches et de nouveaux éclairages ; le processus suscite questionnements, confrontation des points de vue, propositions, doutes…

Quels sont les besoins des populations ? Quelles sont les ressources de toutes formes mobilisées et les stratégies déjà déployées par les populations elles-mêmes pour répondre aux contraintes auxquelles elles sont confrontées ? Quelles réponses apportent l’Etat, et les organisations locales ou internationales déjà présentes? Quelle pourrait être la valeur ajoutée d’Action contre la Faim dans ce contexte?

Ce sont quelques-unes des questions qui ont guidé les évaluations initiales d’ACF à Madagascar. Ces évaluations ont nourri la réflexion interne et documenté le processus de décision pour ouvrir une mission à Madagascar. La décision a été prise, basée sur un premier niveau d’analyse qui a permis de définir notamment les axes stratégiques et la valeur ajoutée possible d’une intervention d’ACF.

D’autres niveaux d’analyse doivent alors être enclenchés. La question « Comment intervenir ? » guide alors plus spécifiquement les évaluations et études qui sont programmées. Apporter une expertise reconnue pour contribuer à répondre à des besoins identifiés ne suffit pas.

Nous devons développer des activités et des approches qui soient ancrées dans une connaissance approfondie du contexte, qui répondent aux besoins réellement perçus par les populations et qui n’entrent pas en contradiction avec les dynamiques sociales, politiques et culturelles de celles-ci.

Il est attendu que les communautés s’approprient ces actions parce que celles-ci seront les leur. Ne pas se positionner en organisation experte qui apporte un savoir-faire venu de l’extérieur mais comme un acteur qui s’immerge dans sa région d’accueil, qui s’intègre à son environnement social et culturel, et qui apporte un soutien à la formulation et à l’adoption de réponses possibles et à la valorisation des ressources locales. Cela requiert d’approcher avec humilité et ouverture d’esprit la définition et la mise en œuvre d’un programme ; et d’approfondir sa connaissance et sa compréhension des communautés préalablement à toute action.

Mais la relation est réciproque : dans ce processus, les communautés pourront approfondir leur connaissance de notre organisation, de ses équipes, et apprécier leur intérêt à travailler avec nous, nous dévoilant en chemin ce qu’elles veulent bien nous dévoiler, cette connaissance réciproque se fondant sur un lien de confiance qui se construit peu à peu et qui doit respecter des étapes et des codes.

Ainsi, après des évaluations sectorielles initiales, ACF a décidé de mener, toujours dans les zones d’intervention pré-identifiées, une enquête nutritionnelle anthropométrique et de mortalité, associée à plusieurs autres enquêtes : enquête sur les pratiques d’alimentation du jeune enfant et du nourrisson, enquêtes sur la diversité alimentaire et la sécurité alimentaire des ménages. Puis, un diagnostic des systèmes agraires a été mené pendant 3 mois ainsi qu’une étude anthropologique.

Dans cette phase d’analyse, les équipes se succèdent : chacun apportant son expertise, son expérience particulière dans d’autres pays ou à Madagascar même. Il est intéressant d’observer comme chacun exploite son expérience passée tout en s’efforçant d’en faire la synthèse avec la connaissance qu’il retire du contexte. Chaque niveau d’analyse apporte des informations riches et de nouveaux éclairages ; le processus suscite questionnements, confrontation des points de vue, propositions, doutes…

Posté le 23 août 2012 dans Madagascar, Récit

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