« Pendant que Boubakari était soigné, j’ai pu rester à l’hôpital avec lui »

Photographie : Sébastien Pagani

 

Suite à la crise qui secoue la République centrafricaine depuis 2013, Action contre la Faim a ouvert une mission au Cameroun en 2014 pour aider le pays à faire face à l’afflux de réfugiés le long de la frontière, à l’est du pays. Depuis, les équipes d’évaluation ont repéré des zones de vulnérabilité en matière de malnutrition, dans l’Extrême nord du Cameroun. Des activités de lutte contre la sous-nutrition sont déployées dans la région, notamment grâce à des centres de santé qui accueillent les parents et les enfants.


Le petit Boubakari Haman est âgé de 2 ans, et vient d’un village au nord du Cameroun. Lors d’une visite au centre de santé communautaire local, il a été diagnostiqué comme étant en état de malnutrition sévère.

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© Fabien Touzard

Les parents de Boubakari ont vu les débuts de la maladie de leur fils lorsqu’il a été pris de fièvre et de diarrhées. Il a perdu l’appétit puis perdu beaucoup de poids. Lorsqu’une équipe d’Action contre la Faim est passée dans le village, elle a ausculté l’enfant.

Les parents et le petit Boubakari ont été orientés vers un centre nutritionnel thérapeutique (CNT). Ce CNT, soutenu par Action contre la Faim qui forme le personnel médical aux spécificités de la malnutrition, accueille les enfants pour leur traitement. Les équipes fournissent des aliments thérapeutiques qui permettent à l’enfant de recouvrer sa santé.

A son arrivée, Boubakari avait très peu d’appétit et présentait des œdèmes, indicateurs de la maladie. Le personnel du centre surveille étroitement son état depuis plus de deux semaines, il a reçu des aliments thérapeutiques et des médicaments.

Après deux semaines de soins au centre, il a retrouvé son appétit, et se trouvait sur la voie de la guérison.

Sa mère confie: « Je suis très heureuse que Boubakari ait retrouvé sa santé. C’est grâce à Action contre la Faim. Je remercie l’association et ses gens pour tout ce qu’ils ont fait pour notre communauté. Pendant que Boubakari était soigné, j’ai pu rester à l’hôpital avec lui et j’y ai été très bien traité. Les personnels m’ont donné de la nourriture à manger, et mon enfant a été traité gratuitement. Nous avons été emmenés à la maison en voiture. Je vais partager cette expérience avec d’autres femmes pour montrer l’importance d’amener les enfants à l’hôpital quand ils sont malades ».

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© Sébastien Pagani

 

« Jusqu’ici beaucoup de gens trouvaient inutile de se déplacer au centre parce qu’il n’était pas correctement équipé. Mais maintenant, grâce à Action contre la Faim, le centre possède tous les médicaments et la nourriture nécessaires, et nous pouvons amener nos enfants ici sans problème. En outre, il est possible d’être amené par ambulance, ce qui est une chose nouvelle pour nous ici. Nous avons été très bien entretenus ici. Mon fils a reçu un traitement gratuit, et ma femme a été en mesure de rester avec lui – cela aurait été impossible avant. J’espère qu’Action contre la Faim continuera d’aider nos villages », confirme le père de Boubakari

Le petit enfant va désormais beaucoup mieux et peut rentrer à la maison, où il est toujours régulièrement suivi par des professionnels de la santé mobile, et continue son traitement à base de nourriture thérapeutique en sachet prêt à manger.

Posté le 18 octobre 2016 dans Cameroun

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