“Tellement de gens ont perdu leurs maisons et n’ont nulle part où aller”

Action contre la Faim travaille dans la bande de Gaza avec certaines des communautés les plus vulnérables. ACF s’assure qu’ils disposent de systèmes d’assainissement, d’eau potable et de moyens de subsistance, via des activités génératrices de revenus. Notre personnel à Gaza est quotidiennement en contact avec les bénéficiaires et évaluera les besoins sur le terrain dès que les conditions de sécurité le permettront.

Notre administratrice à Gaza, Fayrouz Sabah, explique comment est la vie à Gaza en ce moment :  « C’était un jour comme les autres au bureau lorsque tout a commencé. Vers 15h30, nous avons appris que l’un des principaux représentants du Hamas a été tué. J’ai alors su que quelque chose allait se passer dans les prochains jours… Tandis que je terminais mon travail au bureau, mes parents ont appelé. Ils m’ont demandé de rentrer immédiatement car de nouvelles frappes allaient se produire dans les prochaines heures. En chemin, j’ai vu une fusée tirée depuis un F16 devant moi. J’ai alors réalisé que la guerre de 2008 se répétait une fois de plus ! Les bombardements et pilonnages n’ont pas cessé de la nuit et ont continué le lendemain. Mes parents ont alors décidé de s’installer avec nos proches dans une autre zone, pas parce c’est plus sûr, mais plutôt pour ne pas être seuls. La présence du reste de la famille contribue à calmer ma petite sœur et ma mère ! Pendant la guerre de 2008, nous avions dû quitter notre maison à 3h du matin pour aller nous réfugier dans un endroit plus sûr. Cette fois-ci, nous n’avons pas attendu, nous avons déménagé immédiatement. Il n’est pas facile de quitter sa maison, on ne sait pas ce qui peut arriver. Pourra t-on revenir? Sera t-elle détruite? Il y a Internet à la maison, du coup je consulte mes messages régulièrement et je travaille un peu. Je suis inquiète pour mes collègues, je reste en contact quotidien avec eux, ils sont sains et saufs pour l’instant. Je suis encore plus inquiète pour les populations qui vivent dans les zones tampons ou même en ville, et en particulier ceux que nous ne pouvons pas contacter. S’il y a un cessez-le-feu, il y aura de nombreux problèmes à régler ici, à Gaza. Tellement de gens ont perdu leurs maisons et n’ont nulle part où aller. Il y a peu d’eau potable, et même de nourriture. Il n’y a pas d’enfants en bas âge dans ma famille. Mes amis qui en ont me racontent comment ils tentent de les calmer en leur racontent que ce ne sont que des feux d’artifice. Les enfants ne les croient pas… Ce n’est pas facile pour eux de comprendre ce qui se passe, ils leur demandent s’ils vont se réveiller le lendemain… Ca me brise le cœur. »

Action contre la Faim travaille dans la bande de Gaza avec certaines des communautés les plus vulnérables. ACF s’assure qu’ils disposent de systèmes d’assainissement, d’eau potable et de moyens de subsistance, via des activités génératrices de revenus. Notre personnel à Gaza est quotidiennement en contact avec les bénéficiaires et évaluera les besoins sur le terrain dès que les conditions de sécurité le permettront.

Notre administratrice à Gaza, Fayrouz Sabah, explique comment est la vie à Gaza en ce moment :  « C’était un jour comme les autres au bureau lorsque tout a commencé. Vers 15h30, nous avons appris que l’un des principaux représentants du Hamas a été tué. J’ai alors su que quelque chose allait se passer dans les prochains jours… Tandis que je terminais mon travail au bureau, mes parents ont appelé. Ils m’ont demandé de rentrer immédiatement car de nouvelles frappes allaient se produire dans les prochaines heures. En chemin, j’ai vu une fusée tirée depuis un F16 devant moi. J’ai alors réalisé que la guerre de 2008 se répétait une fois de plus ! Les bombardements et pilonnages n’ont pas cessé de la nuit et ont continué le lendemain. Mes parents ont alors décidé de s’installer avec nos proches dans une autre zone, pas parce c’est plus sûr, mais plutôt pour ne pas être seuls. La présence du reste de la famille contribue à calmer ma petite sœur et ma mère ! Pendant la guerre de 2008, nous avions dû quitter notre maison à 3h du matin pour aller nous réfugier dans un endroit plus sûr. Cette fois-ci, nous n’avons pas attendu, nous avons déménagé immédiatement. Il n’est pas facile de quitter sa maison, on ne sait pas ce qui peut arriver. Pourra t-on revenir? Sera t-elle détruite? Il y a Internet à la maison, du coup je consulte mes messages régulièrement et je travaille un peu. Je suis inquiète pour mes collègues, je reste en contact quotidien avec eux, ils sont sains et saufs pour l’instant. Je suis encore plus inquiète pour les populations qui vivent dans les zones tampons ou même en ville, et en particulier ceux que nous ne pouvons pas contacter. S’il y a un cessez-le-feu, il y aura de nombreux problèmes à régler ici, à Gaza. Tellement de gens ont perdu leurs maisons et n’ont nulle part où aller. Il y a peu d’eau potable, et même de nourriture. Il n’y a pas d’enfants en bas âge dans ma famille. Mes amis qui en ont me racontent comment ils tentent de les calmer en leur racontent que ce ne sont que des feux d’artifice. Les enfants ne les croient pas… Ce n’est pas facile pour eux de comprendre ce qui se passe, ils leur demandent s’ils vont se réveiller le lendemain… Ca me brise le cœur. »

Action contre la Faim travaille dans la bande de Gaza avec certaines des communautés les plus vulnérables. ACF s’assure qu’ils disposent de systèmes d’assainissement, d’eau potable et de moyens de subsistance, via des activités génératrices de revenus. Notre personnel à Gaza est quotidiennement en contact avec les bénéficiaires et évaluera les besoins sur le terrain dès que les conditions de sécurité le permettront.

Notre administratrice à Gaza, Fayrouz Sabah, explique comment est la vie à Gaza en ce moment :  « C’était un jour comme les autres au bureau lorsque tout a commencé. Vers 15h30, nous avons appris que l’un des principaux représentants du Hamas a été tué. J’ai alors su que quelque chose allait se passer dans les prochains jours… Tandis que je terminais mon travail au bureau, mes parents ont appelé. Ils m’ont demandé de rentrer immédiatement car de nouvelles frappes allaient se produire dans les prochaines heures. En chemin, j’ai vu une fusée tirée depuis un F16 devant moi. J’ai alors réalisé que la guerre de 2008 se répétait une fois de plus ! Les bombardements et pilonnages n’ont pas cessé de la nuit et ont continué le lendemain. Mes parents ont alors décidé de s’installer avec nos proches dans une autre zone, pas parce c’est plus sûr, mais plutôt pour ne pas être seuls. La présence du reste de la famille contribue à calmer ma petite sœur et ma mère ! Pendant la guerre de 2008, nous avions dû quitter notre maison à 3h du matin pour aller nous réfugier dans un endroit plus sûr. Cette fois-ci, nous n’avons pas attendu, nous avons déménagé immédiatement. Il n’est pas facile de quitter sa maison, on ne sait pas ce qui peut arriver. Pourra t-on revenir? Sera t-elle détruite? Il y a Internet à la maison, du coup je consulte mes messages régulièrement et je travaille un peu. Je suis inquiète pour mes collègues, je reste en contact quotidien avec eux, ils sont sains et saufs pour l’instant. Je suis encore plus inquiète pour les populations qui vivent dans les zones tampons ou même en ville, et en particulier ceux que nous ne pouvons pas contacter. S’il y a un cessez-le-feu, il y aura de nombreux problèmes à régler ici, à Gaza. Tellement de gens ont perdu leurs maisons et n’ont nulle part où aller. Il y a peu d’eau potable, et même de nourriture. Il n’y a pas d’enfants en bas âge dans ma famille. Mes amis qui en ont me racontent comment ils tentent de les calmer en leur racontent que ce ne sont que des feux d’artifice. Les enfants ne les croient pas… Ce n’est pas facile pour eux de comprendre ce qui se passe, ils leur demandent s’ils vont se réveiller le lendemain… Ca me brise le cœur. »

Posté le 22 novembre 2012 dans Live, Récit, Témoignages, Territoire Palestinien Occupé

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